CONAKRY — À la suite de la publication de notre article du 28 février 2026 intitulé « Ressources minières : Une deuxième société offshore liée à Ousmane Doumbouya révélée à Singapour », notre rédaction a procédé à des vérifications complémentaires rigoureuses. Ces vérifications nous conduisent aujourd'hui à rectifier publiquement nos affirmations et à rétablir la vérité.

Le général Mamadi Ousmane Doumbouya, président de la transition de la République de Guinée, n'est pas associé, ni directement ni indirectement, aux sociétés offshore enregistrées à Singapour mentionnées dans notre précédent article. Les documents analysés ne permettent d'établir aucun lien juridique, capitalistique ou personnel entre sa personne et ces entités.

« Les investigations complémentaires n'ont révélé aucune preuve d'activité illégale, de fraude, ni de conflit d'intérêts impliquant le général Doumbouya. »

Ce que les documents établissent réellement

L'examen approfondi des registres de l'Accounting and Corporate Regulatory Authority (ACRA) de Singapour confirme que les sociétés en question — dont Guinée Mineral Trade Pte. Ltd — sont des entités commerciales légalement constituées, sans aucun lien contractuel, actionnarial ou directorial pouvant être rattaché au chef de la transition guinéenne.

La simple coïncidence de patronymes ou d'origine géographique ne constitue en aucun cas une preuve de lien. Notre rédaction a commis l'erreur de s'appuyer sur des similitudes superficielles plutôt que sur des preuves documentaires formelles et vérifiées. C'est une faute journalistique que nous reconnaissons sans réserve.

✅ Conclusion des vérifications

Aucune preuve d'activité illégale n'a été établie. Aucune fraude n'a été documentée. Aucun conflit d'intérêts n'a été démontré. Les sociétés enregistrées à Singapour sont des structures commerciales ordinaires, sans lien avec le président de la transition guinéenne.

Une pratique légale et courante dans le monde des affaires

L'enregistrement de sociétés à Singapour est une pratique légale, transparente et extrêmement courante dans le secteur du négoce de matières premières à l'échelle internationale. La cité-État attire des milliers d'entreprises du secteur minier, énergétique et agricole du monde entier en raison de son cadre juridique stable, de son régime fiscal compétitif et de sa position stratégique en Asie du Sud-Est.

Le simple fait qu'une société soit enregistrée dans ce pays ne constitue en rien une présomption d'irrégularité. En présentant l'existence de ces structures comme suspecte a priori, notre article a indûment créé une association négative infondée avec la personne du général Doumbouya.

Nos regrets et nos excuses

La rédaction de Sentinelle Africaine reconnaît que l'article du 28 février 2026 n'a pas respecté les standards de rigueur et de vérification qui doivent gouverner tout journalisme responsable. Des insinuations ont été formulées sans base factuelle suffisante, portant atteinte à la réputation d'une personnalité publique.

Nous présentons nos excuses publiques sincères au général Mamadi Ousmane Doumbouya pour les insinuations contenues dans notre précédente publication. Nous retirons toute affirmation laissant entendre un lien entre sa personne et des pratiques illégales ou contraires à l'éthique dans la gestion des ressources minières guinéennes.

La responsabilité, la rigueur et l'exactitude des faits doivent toujours guider le traitement de l'information. Sentinelle Africaine s'engage à appliquer à l'avenir des procédures de vérification encore plus strictes avant toute publication impliquant des personnalités publiques.